Réforme des plus-values immobilières : faut-il vendre son bien?
Le 8 septembre, le Sénat adoptait la réforme sur les plus-values immobilières. Cette nouvelle taxation qui impose plus sévèrement les bénéfices que feront les propriétaires entre le prix d’achat de leur bien et son prix de vente (la plus-value) concerne finalement — après de nombreuses hésitations du gouvernement durant l’été — tous les biens immobiliers qui ne sont pas des résidences principales.
Que change concrètement cette mesure?
Après la cinquième année et jusqu’à la dix-septième année de détention, l’exonération annuelle ne sera plus que de 2%.
Sacrifier sa plus-value potentielle en bradant son bien pour échapper à tout prix à l’impôt serait contreproductif. Mieux vaut alors le conserver et profiter encore quelques années de ses loyers, en attendant des taux d’abattement plus intéressants.
D’autres solutions paraissent alléchantes, comme faire une donation immobilière à ses enfants, ou vendre son bien à une SCI familiale (société civile immobilière) ou même changer la domiciliation de sa résidence principale, mais ces astuces peuvent se révéler risquées et de tels montages peuvent être requalifié en abus de droit par l'administration fiscale.